Bernadette Malgorn 2020

Réponse de Bernadette Malgorn à la lettre ouverte du candidat Cuillandre

Monsieur,

Je note l’intérêt que vous portez à ma campagne.Oui, j’ai indiqué dans ma profession de foi – soumise au préalable, le 16 juin 2020, à la commission de propagande présidée par un magistrat, sans observation de sa part -, vouloir « proposer la rupture avec un Système pervers et des affaires troubles ».

Parler d’un système pervers n’est pas une qualification juridique, mais une appréciation morale et politique.
Oui, sur le plan de la morale et de la politique, je dénonce, depuis 2014, votre approche de la démocratie locale. Votre refus du débat, la transformation du conseil municipal en succession de monologues, la rétention d’informations, le manque d’ouverture des données sont des attitudes qui pervertissent la démocratie. Mon programme propose au contraire de revitaliser la démocratie locale avec l’application de la Charte Transparency International France, que j’ai signée, contrairement à vous, la publicité des frais de restaurant et de voyage des élus, l’ouverture des données, etc…

Ce qui a provoqué le trouble chez les Brestois, c’est l’affaire des indemnités des élus PS que j’ai découvert, comme l’ensemble des Brestois, par l’enquête du journal Le Télégramme. Le trouble a été accru par les versions successives et contradictoires que vous avez données publiquement de cette affaire.
Dans vos lettres ouvertes, vous insinuez que je pourrais vous accuser de crimes infamants, utilisant même des termes comme « viols ». Vous m’accusez en conclusion de votre lettre de « mensonges éhontés ». Le terme s’applique en l’occurrence à vos propres insinuations.

Le seul paragraphe de votre courrier qui m’apparaît empreint du sceau de la sincérité est celui où vous reconnaissez que votre mise en examen a été une blessure qui vous a porté une atteinte indélébile. Je l’avais compris lorsque, voulant justifier votre extrême prudence, que j’avais critiquée par rapport à la dotation en masques de la population, vous avez évoqué l’affaire du sang contaminé. Il m’était apparu que le souvenir de votre garde à vue et votre situation de mise en examen inhibait votre action en tant qu’exécutif local : c’est cela que je m’étais permis de relever lors de notre débat télévisé.
Vous avez cru devoir transmettre copie de votre lettre ouverte au procureur de la République. J’en ferai de même par parallélisme des formes, quoique les références à l’article 40 du code de procédure pénale et à l’article 434-1 du code pénal soient hors sujet.


Je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Bernadette MALGORN

BM2020